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L’hospitalité égyptienne

 

De souvenirs en histoires partagées, le temps semble s’être arrêté.
Les tables sont dressées, dans la rue. Elles bloquent la circulation mais qu’importe. Le soleil chauffe. Les enfants courent sur le chemin, se frayent un passage entre les hommes qui s’activent. Les vieillards attendent patiemment chez eux l’heure à laquelle le jeûne prend fin. Les femmes s’activent en cuisine. Il y a aura assez de plats pour contenter le village tout entier et offrir le dîner aux gens de passage. Il y aura assez de tables pour accueillir les étrangers. Les étrangers sont les bienvenus. Il y a toujours une assiette prête pour eux, la porte reste toujours ouverte. On offre un thé très sucré à celui qui a besoin de se désaltérer ou une part du plat familial à celui qui s’est perdu.

Je ne l’ai pas vécu. J’ai pu l’imaginer, suite à un voyage fait dans un de ces pays du nord de l’Afrique il y a quelques années. Je crois que les instants passés resteront gravés à jamais dans ma mémoire et dans mon cœur. J’ai partagé le temps de quelques jours la vie d’une famille, d’un village. J’ai vécu au rythme des rires d’enfants sur les toits des maisons, du bruit de la vaisselle que l’on lave dans de grands bacs d’eau sur la terrasse, du pain que l’on fait cuire dans un four commun.

J’étais telle une princesse, satisfaite de toute part. Rien ne manquait à mon bien être. Rien ne pouvait venir perturber la tranquillité de l’instant.

Ce qui m’a le plus frappé, c’est bien le fait que ces gens qui m’ont accueilli à bras ouverts n’avaient presque rien, enfin aucun bien matériel, des fenêtres fermées avec des morceaux de cartons, des bouts de tissus de toutes les couleurs, des assiettes ébréchées. Pourtant, ils m’ont couvert de cadeaux, de sacs faits main, de colliers. Ils m’ont donné des vêtements qu’ils aimaient, des photos qu’ils avaient gardées comme de précieux trésors pendant des années. Et au-delà de tout, ils m’ont ouvert leur cœur. Leur maison était ma maison. Je n’étais pas une étrangère. Je faisais partie de leur famille, ils m’auraient protégée jusqu’au bout du monde.

On ne sort pas indemne d’une rencontre comme celle-ci. Le retour en France est toujours un choc. On essaye de relativiser quelque temps et puis on se laisse vite reprendre au piège de la consommation excessive et de l’individualisme. Voilà ce qu’il manque à notre monde, d’accepter et d’intégrer que dans l’absolu nous sommes tous frères.
Encore merci Sophie de me laisser cet espace pour écrire sur un sujet qui me passionne autant.

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4 comments

  1. Cet article très bien écrit me replonge dans l’atmosphère que j’apprécie tant lors de mes passages au Maroc. Je m’y sens bien comme nulle part ailleurs ! Belle journée

  2. A chaque retour en France, après mes séjours en Afrique noire, je ressens le « choc » dont tu parles… Il y a toujours ce moment de réadaptation qui n’est pas facile… Grosses bises et merci pour cette échappée en terre étrangère.

  3. Ton article me rappelle les années où je venais au Maroc en vacances. L’hospitalité marocaine était un choc à chaque fois. Toutes ces petites attentions dont je me sentais enveloppée…
    Merci pour ce voyage non pas dans l’espace, mais dans le temps !!! :-)

  4. un bien joli article qui donne envie de se plonger dans l’atmosphère de ce pays…bonne soirée

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