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La poterie marocaine, un métier artisanal

 

poterie marocaine
Potier, un métier artisanal

 

La poterie marocaine représente l‘art du potier, l’art du façonnage et de la cuisson des objets en terre cuites tels que la faïence, la grès et la porcelaine.

Ces objets en céramique ne sont ni organique ni métallique. L’art de la céramique s’exerce à partir d’argiles, que l’on cuit après les avoir façonnées. Les poteries ainsi obtenues peuvent être rendues imperméables par glaçage, vernissage ou émaillage. La décoration des poteries se fait avant ou après la première cuisson par impression ou par passion.

 

Procédé de fabrication de la poterie marocaine

 

Après l’approvisionnement en matières premières, le processus de production s’effectue en quatre principales étapes : le modelage, le façonnage, la cuisson et l’émaillage de la poterie marocaine.

 

1-LE MODELAGE :

La poterie marocaine commence par le geste machinal de l’enfant qui prend un peu de terre argileuse, la mélange à de l’eau et le modèle à sa convenance. L’empreinte marocaine des formes et de la décoration atteste d’une longue tradition qui fait coïncider plusieurs courants artistiques. L’art islamique (combinaison d’écriture arabe, motifs floraux, dessins géométriques) domine la poterie citadine (Fès, Safi et Salé). En ce qui concerne les poteries rurales du nord et du sud, c’est la sobriété typique de l’art berbère qui prédomine.

L’argile encore humide est recueillie de la carrière, puis transportée vers l’atelier. Elle est ensuite séché au soleil pendant deux à trois jours. Puis, vient la phase de concassage qui consiste à casser l’argile en tous petits morceaux. Suite à cela on procède à la pulvérisation de l’argile à l’aide d’un maillet, on tape sur la terre sèche pour la pulvériser. Puis les apprentis remuent la terre pour bien l’imbiber d’eau. Par la suite, on procède au lissage de la pâte en l’étalant et en la lissant. La terre est en suite laissée au repos pendant une journée. Puis, on procède au foulage et au malaxage de la terre.

 

2-LE FAÇONNAGE :

Avec la pâte on façonne d’énormes galets qui vont être foulés aux pieds. Les artisans bloquent un pied au centre de la galette en repoussant de l’autre l’argile vers l’extérieur, cela demande une certaine dextérité. Quand la terre a bien été foulée, on la découpe en bandes que l’on roule sur elles-mêmes (comme un gâteau roulé) et l’on abrite sous une bâche dans un coin de l’atelier. Plus la terre repose et plus elle acquiert d’élasticité. Il ne reste plus qu’à pétrir l’argile à la main. Après avoir écrasé la terre de nombreuses fois de la paume de la main, le potier la replie sur elle-même, à plusieurs reprises, jusqu’à ce que la motte de terre devienne consistante.

Le tour est déposé à même le sol alors que le grand disque qui l’entraîne se trouve dans une fosse creusée dans le sol. La motte est déposée sur le tour et mouillée légèrement des pieds des artisans qui actionnent le tour.

Les mains des artisans impriment à la motte la forme souhaitée, la terre monte, à l’aide d’une forme en terre cuite arrondie, la pièce est façonnée.

Les artisans utilisent des raclettes pour ôter le surplus de terre et des spatules pour la lisser. Les potiers galbent l’encolure du pot, puis d’un mouvement sec, à l’aide d’un fil, il le détache de la motte. Enfin, les poteries sont saisies toutes fraîches et portées dans une cour au soleil pour sécher.

 

3-LA CUISSON :

Elle s’effectue dans un four de forme cylindre-conique. Ce four se compose de deux parties, le foyer creusé dans le sol où l’on enfourne le combustible et la chambre de cuisson avec une température de 900° C pendant 6 heures.

L’enfournement consiste à s’emparer des pièces séchées par le soleil et à les apporter au four avec précautions. L’opération est délicate, il faut empiler les pièces de façon stable tout en laissant la chaleur circuler : bols et assiettes sont superposés, à l’envers, séparés entre eux par de petits trépieds de terre cuite, les « tajels ». Ces derniers laissent ces trois petites marques que l’on appelle « points de cuisson » et que les potiers estompent après la cuisson. Six heures sont nécessaires pour obtenir une bonne cuisson.

 

4- ÉMAILLAGE ET COLORIS :

Une fois la pièce cuite une première fois, l’émail est appliqué en deux opérations, la pièce est d’abord enduite d’émail blanc puis après séchage de quelques heures, des traits bruns, bleu par exemple sont appliqués et l’espace qu’ils délimitent est rempli de jaune, vert. C’est alors qu’une deuxième cuisson est opérée après que les coloris deviennent secs.

Dans le passé, les colorants étaient obtenus de manière traditionnelle. Actuellement , de telles méthodes ont depuis longtemps été abandonnées et les émaux utilisés de nos jours sont obtenus à partir d’oxydes métalliques.

 

Bon à savoir !

La poterie est dite cerclée lorsqu’elle est entourée d’une limaille de métal. Aujourd’hui, les artisans appellent poterie cerclée la poterie ornée d’une feuille métallique en cuivre, en laiton, en fer ou en zinc.

La poterie est dite émaillée lorsqu’elle a été finie par un vernissage opaque ou transparent appliqué par fusion sur le produit. Dans le jargon artisanal actuel, la poterie émaillée est également appelée céramique.

La poterie peut aussi être gravée par les artisans pour donner un bel aspect artistique. Elle est alors appelée poterie sigillée. La poterie sigillée est marquée d’un sceau, d’origine romaine ou gallo-romaine, elle se retrouve dans tout le bassin méditerranéen.

A propos Sophie

Passionnée par le Maroc, je vous passe en revue les soins orientaux, la décoration artisanale marocaine et aussi les endroit à ne surtout pas rater si vous devez voyager au Maroc. Je gère également une boutique en ligne d'huile d'argan et de soins à base de cette huile : www.tanargan.com

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3 comments

  1. J’espere que vous en avez d autre de ce niveau en stock !

  2. Le mélange de glaise et d’eau s’appelle « barboutine »

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